Guide pas à pas
Dessiner le schéma de situation (plan de position), étape par étape
Le schéma de situation, aussi appelé plan de position, situe chaque point électrique de l'habitation sur son plan, avec le circuit qui l'alimente. Ce guide suit l'ordre du travail : d'abord sur place, ensuite au bureau. Tous ses plans sont dessinés dans SUPLAN, le logiciel de SUPCON BV.
Dessinez votre schéma de situation dans SUPLAN
Pendant l'essai de 7 jours, aucune carte bancaire n'est demandée. Vous y menez un dossier de deux étages, et son PDF porte un filigrane. Ensuite, l'abonnement coûte dès 35 € par mois, hors TVA, et se résilie mois par mois.
Lors du contrôle d'une installation domestique, deux schémas accompagnent l'installation : le schéma unifilaire, qui part du tableau et montre les circuits, et le schéma de situation. Ce guide porte sur le second. Il s'adresse à l'électricien qui relève un chantier, au dessinateur qui met le plan au propre, et au propriétaire qui prépare le contrôle avant une vente ou après des travaux.
Inutile d'être architecte pour produire un schéma de situation utilisable. Ce qui compte, c'est que le plan corresponde à ce qui se trouve dans les murs et aux plafonds, et qu'une personne qui ne connaît pas l'habitation y retrouve chaque point. Le niveau de détail attendu, c'est l'organisme agréé qui en juge ; ce guide suit la pratique courante.
Le RGIE, le règlement auquel le contrôleur confronte l'installation, est fédéral. Ce qui est expliqué ici vaut donc pour une habitation en Wallonie, à Bruxelles ou en Flandre. Pour vos clients néerlandophones, le même guide existe aussi en néerlandais.
Les cinq étapes dans SUPLAN
Chaque plan de ce guide sort de SUPLAN, un logiciel édité par SUPCON BV, qui s'utilise en français comme en néerlandais. Si vous ne dessinez pas à la main, voici les mêmes étapes dans l'application :
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Plan. Dessiner murs, portes, fenêtres et escaliers, étage par étage. Charger un plan existant en photo ou en PDF pour le décalquer est possible avec un abonnement, pas pendant l'essai.
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Symboles. Placer les symboles RGIE de la bibliothèque, avec une recherche commune à toutes les bibliothèques ; pour une prise, on règle le nombre de prises, la terre, la sécurité enfants et le h.
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Circuits et numéros. Rattacher chaque point à un circuit. SUPLAN numérote les points (A.1, A.2…, après le circuit Z vient AA) et donne à un interrupteur le numéro du point lumineux auquel vous le reliez.
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Relecture. Le schéma unifilaire est dans le même dossier et reprend les mêmes codes. Le bouton Sans couleur dessine les circuits en noir au lieu de la couleur.
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PDF. Une feuille par étage, avec un cartouche pour l'installateur, le client, le chantier, le numéro de dossier et le numéro de feuille.
Pendant l'essai de 7 jours, aucune carte bancaire n'est demandée. Vous y menez un dossier de deux étages, et son PDF porte un filigrane. Ensuite, l'abonnement coûte dès 35 € par mois, hors TVA, et se résilie mois par mois.
Ce que vous allez produire
Un schéma de situation compte une feuille par étage. Chaque feuille porte le plan avec le nom des pièces, chaque point sous forme de symbole à son emplacement avec son code, les cotes principales et un cartouche avec l'adresse et l'auteur du schéma. Voici à quoi ressemble une telle feuille :
Qui lira le plan
On ne dessine pas un schéma de situation pour soi. Il aura trois sortes de lecteurs, qui n'y cherchent pas la même chose.
- Le contrôleur compare le plan à l'habitation. Il cherche dans la pièce un point qu'il voit sur le plan, ou sur le plan une prise qu'il voit dans la pièce, puis suit le code jusqu'au schéma unifilaire.
- Un électricien, des années plus tard, qui cherche une panne ou veut étendre un circuit. Il veut savoir quel disjoncteur couper avant d'ouvrir une boîte.
- L'occupant, quand un disjoncteur saute ou avant des travaux. Pour lui, l'essentiel est que le plan montre l'habitation telle qu'elle est aujourd'hui.
Tous trois ont besoin de la même chose : chaque point est sur le plan, chaque point a un code, et ce code se retrouve sur le schéma unifilaire et au disjoncteur du tableau. Un beau dessin est un plus ; un point oublié ou un code qu'on ne retrouve nulle part ailleurs rend le plan inutilisable.
Les cinq étapes
Chaque étape s'appuie sur la précédente. Ne bâclez pas le relevé : c'est là que naissent la plupart des erreurs.
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Étape 1 : Relever chaque point sur place
On commence dans l'habitation, pas au bureau. Parcourez chaque étage pièce par pièce et notez tout ce qui est électrique : points lumineux au plafond et au mur, interrupteurs et boutons-poussoirs, prises de courant, et les appareils raccordés à demeure.
Pensez aux appareils fixes : plaque de cuisson, four, boiler, ventilation, pompe à chaleur, onduleur des panneaux solaires. Et aux endroits où l'on ne passe pas tous les jours : cave, grenier, garage, local technique et abri de jardin, sans oublier ce qui se trouve en façade et au jardin. Un éclairage extérieur, une prise de terrasse, un moteur de portail ou une borne de recharge se dessinent eux aussi sur le schéma de situation.
Sans plan utilisable, mesurez vous-même : longueur et largeur de chaque pièce, épaisseur approximative des murs intérieurs, position des portes et des fenêtres. Notez aussi où se trouve chaque point, par exemple « prise à gauche de la fenêtre » ou « interrupteur à côté de la porte, côté charnières ».
Les erreurs fréquentes
- Une pièce sans point visible est oubliée : le grenier, la réserve de la cave, l'abri de jardin alimenté depuis la maison. Dressez d'abord la liste de toutes les pièces et cochez-les une à une.
- Ce qui est à l'extérieur manque : applique de façade, prise de terrasse, moteur de portail. Après le relevé intérieur, faites encore une fois le tour de la maison.
- Les notes disent seulement « prise ». Notez tout de suite le nombre de prises, la présence d'une terre et l'étanchéité, sinon vous devrez deviner à l'étape 3.
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Étape 2 : Dessiner le plan de chaque étage
Dessinez un plan par étage avec les murs, les portes et les fenêtres, dans les bonnes proportions et avec les cotes principales. Donnez un nom à chaque pièce et situez le tableau de répartition et le compteur.
Les meubles ne sont pas nécessaires, mais une baignoire, une douche, un WC ou un îlot de cuisine aident à reconnaître une pièce. Un plan à l'échelle est le plus pratique ; l'essentiel est que les pièces soient dans les bonnes proportions et que chaque point arrive ensuite sur le bon mur. Ajoutez les dimensions extérieures et celles des pièces : le lecteur pourra estimer les distances.
Choisissez des noms que tout le monde comprend : cuisine, séjour, salle de bain, chambre 1, débarras. Si l'habitation a un deuxième tableau, à la cave ou au garage par exemple, dessinez-le à sa place avec son propre nom, pour qu'on sache quel tableau alimente quels circuits.
Le rez-de-chaussée du dossier d'exemple au terme de l'étape 2 : les pièces et leur nom, les dimensions extérieures et intérieures, les sanitaires et quelques meubles pour se repérer, et le tableau principal avec le compteur. Les points électriques n'arrivent qu'à l'étape 3. Ouvrir en taille réelle Les erreurs fréquentes
- On reprend un ancien plan alors que l'habitation a été transformée depuis. Comparez chaque mur avec ce que vous avez vu à l'étape 1.
- Le tableau, un tableau divisionnaire ou le compteur ne figure pas sur le plan. Le lecteur ne sait alors pas où couper un circuit.
- La feuille mentionne une échelle qui n'est plus exacte une fois imprimée.
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Étape 3 : Placer les symboles au bon endroit
Reportez chaque point relevé sur le plan sous la forme d'un symbole, à l'endroit exact où il se trouve, et choisissez le symbole qui dit ce qu'est ce point.
Une prise murale contre le bon mur, un point lumineux au plafond là où il pend réellement, un interrupteur à côté de la porte, du côté où on l'actionne. Utilisez les symboles courants du RGIE. Un symbole en dit plus que « il y a quelque chose ici » : une prise montre si elle est simple, double ou triple et si elle a une terre, et un petit h à côté indique qu'elle est étanche. Un interrupteur montre s'il est unipolaire ou bipolaire, s'il s'agit d'un va-et-vient ou d'un permutateur, d'un variateur ou d'un bouton-poussoir.
Les appareils fixes ont leur propre symbole : cuisinière, four, lave-vaisselle, lave-linge, sèche-linge, boiler. Le lecteur voit ainsi quel appareil se trouve où. Si vous utilisez un symbole hors de la série courante, ou un signe à vous pour un appareil particulier, expliquez-le dans une légende sur la feuille. Un doute sur la signification d'un symbole ? Consultez la légende des symboles d'eendraads.be, qui les explique un par un.
La cuisine du dossier d'exemple : chaque appareil à sa place, avec son symbole et son code. Les spots sont commandés ici par un module domotique, d'où leur code plus long. Ouvrir en taille réelle Les erreurs fréquentes
- Le symbole ne correspond pas à ce qui est posé : une prise double dessinée comme simple, un va-et-vient comme interrupteur simple, une prise étanche sans h.
- Un point arrive sur le mauvais mur ou dans la mauvaise pièce parce qu'il a été ajouté de mémoire au bureau. Dessinez avec les notes de l'étape 1 sous les yeux.
- Un signe maison pour un appareil particulier, sans explication nulle part sur la feuille.
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Étape 4 : Identifier les circuits et numéroter les points
Cherchez pour chaque point le disjoncteur qui l'alimente, puis écrivez à côté du symbole un code : la lettre du circuit, telle qu'elle figure sur l'étiquette du tableau, suivie d'un numéro d'ordre.
Cette recherche se fait dans l'habitation : on coupe un disjoncteur, on fait le tour des pièces, et à chaque point qui s'éteint on note la lettre de ce disjoncteur. On numérote ensuite les points de chaque circuit : la deuxième prise du circuit AA devient AA.2. En pratique, un interrupteur ne reçoit pas de numéro propre mais celui du point lumineux qu'il commande : dans la chambre 2 de l'habitation d'exemple en haut de cette page, le point lumineux C.4 est commandé par deux interrupteurs qui portent eux aussi C.4. On voit ainsi sur le plan quel interrupteur commande quoi, sans tracer de lignes. Sur les plans en couleur de cette page, ces lignes figurent bien : dans SUPLAN, on relie un interrupteur à son point lumineux.
Comment organiser ce tour des disjoncteurs, que faire des boutons-poussoirs et des télérupteurs, et quoi noter quand un point ne s'éteint avec aucun disjoncteur : tout cela se trouve sur la page identifier les circuits.
Le rez-de-chaussée de la même habitation d'exemple au terme de l'étape 4, dessiné dans SUPLAN : chaque point avec son code, et les interrupteurs reliés à leurs points lumineux dans la couleur de leur circuit. Avec autant de circuits sur un niveau, une couleur revient plus d'une fois ; c'est le code qui indique le circuit. Ouvrir en taille réelle Les erreurs fréquentes
- Des points sans code, souvent ceux qui ont été ajoutés plus tard.
- Deux points différents avec le même code, ou une lettre qui n'existe pas dans le tableau.
- Un interrupteur qui porte une autre lettre que le point lumineux voisin. Ne corrigez pas le code au hasard : notez ce que vous avez constaté et, en cas de doute, faites vérifier par un électricien.
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Étape 5 : Relire avec le schéma unifilaire
Posez le schéma de situation à côté du schéma unifilaire et vérifiez circuit par circuit : chaque code du plan se retrouve sur le schéma unifilaire, et inversement.
Si le circuit C compte dix points sur le schéma unifilaire, vous devez en trouver dix sur l'ensemble des plans. Un point présent sur un schéma et absent de l'autre est presque toujours un oubli ou une faute de frappe. Vérifiez aussi qu'aucun code n'apparaît deux fois et que chaque lettre correspond à un disjoncteur du tableau.
Regardez ensuite la feuille elle-même : adresse, étage, date et auteur, une légende si vous utilisez des symboles particuliers, et des codes lisibles au format imprimé. Après une transformation ou une extension, adaptez le schéma : il doit montrer l'installation telle qu'elle est aujourd'hui. La page relire le schéma en quatre passages en fait des listes à cocher.
Les erreurs fréquentes
- Le circuit C compte huit points sur un schéma et neuf sur l'autre.
- Des codes chevauchent un mur ou une cote, ou deviennent trop petits au format remis.
- Des feuilles volantes sans adresse, sans étage ou sans date.
La suite du guide
- Les éléments d'un schéma de situation, un par un Pièces, points, appareils, tableau, cotes, légende et cartouche.
- Identifier les circuits et reporter les codes sur le plan Le tour des disjoncteurs, interrupteurs et boutons-poussoirs, et que faire quand quelque chose ne colle pas.
- Relire le schéma en quatre passages À table, dans l'habitation, à côté du schéma unifilaire et sur papier, avec des listes à cocher.
- Cas particuliers en dessinant le schéma Pas de plan de construction, points inaccessibles, échelle, annexes, une seule pièce rénovée.