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Éléments

Les éléments d'un schéma de situation, un par un

Ce que montre un schéma de situation (plan de position) : pièces, points lumineux, interrupteurs, prises, appareils, tableau, cotes et cartouche.

Publié par SUPCON BV · le

En bref

Un schéma de situation complet d'une habitation, ou plan de position, comprend :

  • un plan par étage, avec le nom de chaque pièce ;
  • chaque point électrique sous forme de symbole, à l'endroit où il se trouve réellement ;
  • à côté de chaque point, un code : le circuit sur lequel il est raccordé et son numéro d'ordre ;
  • le tableau de répartition, un éventuel tableau divisionnaire et le compteur ;
  • les cotes principales ;
  • une légende pour les symboles qui ne parlent pas d'eux-mêmes ;
  • un cartouche avec l'adresse, l'étage, la date et l'auteur du schéma.

Voici, élément par élément, ce qu'on dessine et à quoi faire attention.

Les pièces

Dessinez toutes les pièces de l'étage, même celles qui n'ont aucun point électrique. Un débarras vide sur le plan montre qu'il a été vérifié ; un débarras absent fait se demander si quelque chose a été oublié. Donnez à chaque pièce le nom qu'utilisent les occupants : cuisine, séjour, bureau, chambre 2.

La cave, le grenier, le garage et le local technique en font partie, tout comme un abri de jardin, un car-port ou un pool house alimenté depuis le tableau de la maison. Les points en façade et au jardin se dessinent à l'extérieur des murs, du côté où ils se trouvent.

Extrait en couleur du grenier d'une habitation d'exemple. À gauche, le palier avec l'escalier, un détecteur de fumée, un bouton-poussoir vers le télérupteur IR1, le point lumineux A-IR1.6 et la prise AC.5. À droite, la salle de loisirs : deux points lumineux, D.1 et D.2, sur un seul interrupteur, les prises AC.1, AC.3, AC.6, AC.8 et AC.9 et la prise réseau X.13. En haut, hors des murs, le champ photovoltaïque AL.2 avec le libellé Dak zuid, PV-veld 18 × 420 Wp.
Le palier et la salle de loisirs, au grenier de l'habitation d'exemple, dessinés dans SUPLAN. Le palier ne compte que quatre symboles : un détecteur de fumée, un bouton-poussoir, un point lumineux et une prise. Il a pourtant sa place sur la feuille, avec l'escalier. Le champ photovoltaïque AL.2 se trouve sur le toit : il est donc dessiné au-dessus des murs, avec son libellé. Les noms des pièces de ce dossier sont en néerlandais. Ouvrir en taille réelle

Points lumineux et interrupteurs

Chaque point lumineux va sur le plan : au plafond, au mur, en spot, en armature linéaire TL ou LED, en ruban LED ou en éclairage extérieur. Une applique utilise le même symbole qu'un point lumineux au plafond, mais dessiné contre le mur. L'éclairage de secours a son propre symbole.

Les interrupteurs se dessinent là où ils sont posés, le plus souvent à côté d'une porte. Le symbole indique de quel type il s'agit : unipolaire, bipolaire, va-et-vient (toujours par deux), permutateur (un troisième point de commande entre deux va-et-vient), variateur, bouton-poussoir pour un télérupteur, détecteur de mouvement ou minuterie. Chaque interrupteur reçoit le code du point qu'il commande ; la façon de le vérifier sur place est décrite à la page identifier les circuits.

Prises de courant

Un symbole par boîte. Le symbole indique combien de prises la boîte contient (simple, double, triple ou plus), s'il y a une terre et si la prise a une sécurité enfants. Un petit h à côté du symbole signale une prise étanche, qu'on rencontre surtout dans la salle de bain, sur la terrasse et en façade.

Une prise double est un seul symbole avec un seul code, pas deux points séparés. Si vous dessinez aussi les prises data et TV, utilisez leur propre symbole, pour que personne ne les prenne pour des prises de courant.

Extrait d'un schéma de situation : une salle de bain avec baignoire, douche, deux lavabos et WC ; les prises Q.1 (avec un h) et Q.5, le point lumineux Q.4, les spots Q.2 et Q.3 et le ventilateur R.2.
La salle de bain de l'étage +1 du dossier d'exemple : deux prises sur le circuit Q, dont Q.1 avec un h pour étanche, un point lumineux au plafond Q.4, deux spots Q.2 et Q.3, et le ventilateur R.2 sur le circuit R, séparé des prises du circuit Q.

Dans SUPLAN, ces détails se règlent sur chaque prise : nombre de prises, terre, sécurité enfants et étanchéité. Le symbole se dessine en conséquence, avec le h pour une prise étanche.

Appareils fixes

Les appareils raccordés à demeure ou qui ont leur propre point de raccordement reçoivent leur symbole et un code, comme n'importe quel autre point : plaque de cuisson, four, micro-ondes, lave-vaisselle, lave-linge, sèche-linge, réfrigérateur, boiler, chauffage électrique, ventilation, pompe à chaleur (unité intérieure et extérieure), borne de recharge, moteurs de volets roulants, onduleur des panneaux solaires et batterie domestique. Ces appareils sont souvent sur un circuit dédié ; leur code le montre sur le plan.

Extrait en couleur du rez-de-chaussée d'une habitation d'exemple : le débarras avec le lave-linge N.1 et le séchoir O.1, le bureau avec les prises V.2 et V.3 et une prise réseau X.6, le hall d'entrée et le WC, avec les points lumineux et les interrupteurs du circuit A en rouge.
Débarras, bureau et hall d'entrée de l'habitation d'exemple, dessinés dans SUPLAN. Le lave-linge N.1 et le séchoir O.1 ont chacun leur propre circuit, et leur code le montre. Chaque circuit a ici sa propre couleur.

Tableau et compteur

Indiquez l'emplacement du tableau de répartition et donnez-lui un nom, par exemple « tableau principal ». Si l'habitation compte un autre tableau, à la cave, au garage ou dans une annexe, dessinez-le à sa place avec son propre nom. Le lecteur sait ainsi où couper un circuit.

Dessinez aussi le compteur du gestionnaire de réseau, par où l'alimentation arrive dans l'habitation ; le compteur n'est lui-même sur aucun circuit et ne reçoit donc pas de code de circuit.

Le code de chaque point

À côté de chaque symbole figure un code comme C.4 : le circuit sur lequel le point est raccordé et son numéro d'ordre sur ce circuit. Ce code fait le lien avec le schéma unifilaire et avec le disjoncteur du tableau. Sur un schéma de situation, un point sans code n'est qu'à moitié renseigné : on sait où il est, pas d'où il vient. Pour trouver le circuit de chaque point, voyez la page identifier les circuits.

Cotes et échelle

Un schéma de situation n'est pas un plan de construction, mais il doit être utilisable : des pièces dans les bonnes proportions et assez de cotes pour estimer les distances. Indiquez de préférence les dimensions extérieures de l'habitation ainsi que la longueur et la largeur des pièces.

Si vous dessinez à l'échelle, mentionnez-la (par exemple 1:50 ou 1:100) et vérifiez que l'impression la respecte. Une échelle qui n'est plus exacte une fois imprimée induit davantage en erreur qu'un plan sans échelle. Faut-il dessiner à l'échelle, et comment faire sans plan de construction ? Voyez les cas particuliers liés au plan.

Légende

Si vous n'utilisez que des symboles courants, une légende n'est pas superflue mais pas indispensable non plus. Un symbole hors de la série courante, ou un signe à vous pour un appareil particulier, doit figurer dans une légende sur la feuille, avec en quelques mots ce qu'il représente. Mettez-y aussi la signification des abréviations ou des lettres que vous ajoutez aux symboles.

Cartouche

Chaque feuille a son cartouche, généralement en bas ou en bas à droite. On y trouve d'habitude l'adresse de l'installation, le nom du propriétaire ou du client, l'étage représenté, la date et l'auteur du schéma. Quand c'est un installateur qui l'établit, son nom d'entreprise et son numéro d'entreprise y figurent. Un numéro de feuille aide lorsque le schéma compte plusieurs feuilles ; dans l'exemple ci-dessous, c'est la feuille 03 sur 15.

Cartouche d'une feuille de situation avec les cases installateur (nom, TVA, date, signature), contrôle, client et chantier, et à droite la tension 3×400V+N, le courant de court-circuit, le numéro de dossier 2026-012 et la feuille 03/15.
Le cartouche de la feuille d'exemple : installateur, contrôle, client, chantier, et à droite les données du réseau, le numéro de dossier et le numéro de feuille. Les intitulés de ce dossier sont en néerlandais.

Ce qui n'est pas nécessaire

Les meubles ne sont pas nécessaires, même si une baignoire, un WC ou un bloc cuisine aident à reconnaître une pièce. Dans la pratique courante, on ne dessine pas le cheminement des câbles dans les murs et les sols sur le schéma de situation ; les liens entre les points se lisent dans leurs codes. Si vous connaissez les tracés et les notez, vous rendez tout de même service à celui qui devra un jour forer ou étendre l'installation. Si le contrôleur souhaite voir autre chose ou davantage, c'est lui qui le décide.

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